Requiem pour Bahati, le thriller de l’écrivain Yannick Ethan Kaumbo

 

Parce que le livre ouvre sur le monde et que le monde se comprend par le livre dit-on, Kwetu Magazine vous présente cette semaine, Requiem pour Bahati, le thriller de l’auteur congolais Yannick Ethan Kaumbo.

Né, grandi et vivant à Lubumbashi, Yannick Ethan Kaumbo est un jeune écrivain qui tente de se faire un nom sur la scène littéraire nationale. En 2018, il signe dans un recueil de nouvelles aux éditions du Pangolin, Manu militari, un joli texte qui à l’époque laissait déjà transparaître une grande maîtrise de l’écriture.

Lauréat à deux reprises du concours de scénarios du festival Kidogo-Kidogo de Lubumbashi. Troisième du concours littéraire national prix Zamenga, troisième du concours les plumes congolaises, c’est donc une plume aguerrie, rodée et multi-primée qui signe son premier thriller, requiem pour Bahati.

C’est l’histoire d’une fille, Bahati, qu’on retrouve pendue dans sa chambre. Sa mère, une ambitieuse sénatrice qui se bat pour la présidence d’une commission au Sénat se refuse d’ébruiter la situation de peur de saper son élection. Alors elle fait appel à son grand frère, Kasongo. Un ancien flic officiellement radié pour mauvaise conduite même s’il a toujours clamé son innocence et dit avoir agi pour le besoin de la cause. Il est aigri et jaloux, et garde une dent amère contre les riches, On ne sait pas pourquoi.

Kasongo accepte la charge. Ce qui le replonge dans les sombres arcanes de la vie congolaise avec ses policiers pourris, ses familles pourries, ses politiciens pourris. Tout est pourri dans le Congo peint par Yannick Ethan Kaumbo et qui à bien d’égard ressemble au Congo Démocratique que nous connaissons tous. Ces politiciens sans scrupules et qui n’ont d’ultime objectif que la satisfaction de leurs petits égos. Ces richards impudiques qui n’ont des yeux que les foufounes de petites gazelles. Ces parents irresponsables qui se foutent complètement de leurs enfants. Ces policiers pourris qui rançonnent tout le monde, leurs collègues y compris en détournant leurs soldes. Tout est passé en revue dans cette histoire, avec subtilité, style et grandeur sinon l’auteur aurait passé pour un banal moralisateur. Un récit captivant loin des éternels poncifs accolés à l’Afrique. L’auteur a écrit avec retenue, distance, neutralité. Il a raconté son histoire, dans sa simplicité en laissant à chacun le droit de conclure à sa guise.

Plein succès à ce premier thriller de Yannick Ethan Kaumbo, qui, on l’espère fièrement et de tout cœur fera le bonheur de tous les lecteurs qui l’auront entre les mains.

Autoédité, ce magnifique thriller est disponible chez New style, au croisement des avenues Moero et Kamanyola, en face du building administratif de la Gécamines, à Lubumbashi ou contactez directement l’auteur au +243 991 844 347 pour avoir votre exemplaire.

Encourageons les œuvres de nos compatriotes RD Congolais.

One thought on “Requiem pour Bahati, le thriller de l’écrivain Yannick Ethan Kaumbo

  1. C’est un Thriller réussi …

    J’imagine toutes les difficultés qu’il y à raconter une vraie enquête policière se déroulant au congo, par ce récit vous donnez envie de rêver. C’est une bonne chose pour ceux des jeunes qui n’ont plus pour exemple que les Poirot d’Agatha Christie, les experts de Miami, … sans possibilité de rêver de l’être, ou de faire ce travail sur leur propre sol. Ils peuvent rêver d’être dans la peau de Kas. Qu’ils le lisent.

    J’aime quelque peu la fin, ça ne m’aurait pas plu si ça se terminait comme dans toutes les enquêtes policières : les méchants en taule et les gentils jubilant.

    Pas très friand des romans policiers, je leur reprocherai toujours trop d’emprunt à l’invraissemblable. Le fait que tout se passe au cours d’une même journée on se croirait dans 24h chrono… et la scène surréaliste où le personnage principal survit au dernier carnage on croirait Sylvester Stalone… un peu difficile à croire, non ?

    Quant à la plume… elle est juste agréable à lire. Le succès de votre plume , comme en témoigne votre palmarès, doit revenir aussi à votre niveau d’érudition en langue Française, et de comment vous maniez si bien l’humour tout au long du récit.

    Somme toute, on en veut encore☺

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